Top 10 des voitures les plus moches au monde et leur histoire

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La Fiat Multipla de première génération occupe souvent la première place des voitures les plus moches, mais son allure déroutante cache une idée familiale remarquablement pratique. Du Pontiac Aztek au SsangYong Rodius, notre classement revient sur dix modèles qui ont divisé les automobilistes, parfois échoué commercialement, et parfois gagné une seconde vie comme voitures cultes. Leur histoire montre qu’un design automobile controversé ne suffit pas à définir la valeur d’un véhicule : espace, usage et audace comptent aussi.

  • La Multipla mise sur six vraies places dans un format compact.
  • L’Aztek imagine un crossover pensé pour les loisirs et le camping.
  • La Reliant Robin transforme ses trois roues en particularité technique autant qu’en source de railleries.

Nous parcourons ici les modèles automobiles impopulaires les plus souvent cités, leurs choix de conception et les raisons de leur étonnante popularité auprès des collectionneurs. Pour juger ces voitures insolites, il faut regarder au-delà de leur silhouette : elles racontent aussi les contraintes et les paris des constructeurs automobiles.

Top 10 des voitures les plus moches

Un classement des voitures moches reste forcément subjectif : les goûts évoluent et une forme jugée étrange peut séduire avec le temps. Notre sélection s’appuie sur la réputation des modèles, leur présence dans les débats automobiles et le contraste entre leur apparence et leur ambition. Voici les dix noms qui reviennent régulièrement dans les discussions.

  1. Fiat Multipla (1998-2010) : deux niveaux de vitrage et une face avant singulière.
  2. Pontiac Aztek (2001-2005) : des volumes disjoints et des protections en plastique très visibles.
  3. SsangYong Rodius (2004-2013) : une silhouette de grand monospace aux lignes difficiles à accorder.
  4. Reliant Robin (1973-2002, selon les générations) : trois roues et des proportions atypiques.
  5. AMC Pacer (1975-1980) : une immense surface vitrée, d’où son surnom de « bocal ».
  6. Renault Avantime (2001-2003) : un mélange rare de coupé et de monospace.
  7. Nissan Juke, première génération (2010-2019) : des projecteurs placés très haut et des feux arrière détachés visuellement.
  8. Honda Element (2003-2011) : une carrosserie anguleuse et des panneaux de protection apparents.
  9. Toyota Mirai, première génération (2014-2020) : des découpes aérodynamiques particulièrement démonstratives.
  10. Citroën Ami (depuis 2020) : un quadricycle électrique au dessin volontairement cubique.

Ce palmarès rassemble des époques et des catégories différentes : voiture familiale, véhicule de loisirs, modèle électrique ou petit véhicule urbain. Les comparer uniquement sur l’élégance serait réducteur ; chacun répondait à un objectif précis, avec des résultats esthétiques plus ou moins heureux.

Multipla, Aztek et Rodius

La Fiat Multipla surprend

La Multipla lancée en 1998 est devenue l’emblème des échecs du design automobile pour son profil à double étage : une ligne de vitrage surélevée semble séparer le pare-brise et les vitres latérales. Sa face avant, avec ses optiques disposées à plusieurs hauteurs, renforce l’impression d’un véhicule composé de deux volumes superposés.

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Son concepteur, Roberto Giolito, cherchait pourtant à réaliser une sorte de « Mini pour six personnes ». La configuration 3+3 permet d’installer trois passagers à l’avant et trois à l’arrière, dans une longueur d’environ quatre mètres. Le restylage de 2004 a adouci l’avant, sans effacer la réputation du modèle ; l’habitacle, lui, reste la meilleure défense de son concept.

L’Aztek vise les aventuriers

Présenté par Pontiac au début des années 2000, l’Aztek voulait réunir les qualités d’un véhicule familial et celles d’un compagnon de plein air. Tente adaptable, rangements et glacière proposée en option formaient un équipement original. Sa carrosserie, avec ses protections grises et ses lignes qui semblent changer de direction, a reçu un accueil beaucoup moins chaleureux.

La série Breaking Bad a ensuite associé le véhicule au personnage de Walter White. Cette présence à l’écran a donné à l’Aztek une notoriété durable, sans transformer rétroactivement son bilan commercial. Le SsangYong Rodius, lui, a misé sur les places et le volume : son allure imposante a séduit certains acheteurs en quête d’espace, notamment sur des marchés où l’habitabilité prime sur l’élégance.

Ces trois exemples illustrent le même paradoxe : une voiture peut être raillée pour sa silhouette et appréciée par ses propriétaires pour les services qu’elle rend au quotidien.

Sept modèles au style atypique

Les autres voitures du classement montrent que l’originalité ne prend pas toujours la même forme. La Reliant Robin, avec une roue avant et deux roues arrière, a été conçue comme un véhicule léger à trois roues. Au Royaume-Uni, ce type de configuration a longtemps bénéficié d’un traitement réglementaire et fiscal distinct ; la Robin est ainsi devenue une voiture populaire, malgré une stabilité qui demande une conduite adaptée.

L’AMC Pacer, commercialisée aux États-Unis dans les années 1970, a fait de sa vaste surface vitrée son argument majeur. Elle promettait une bonne visibilité et un habitacle lumineux, mais ses proportions larges et arrondies lui ont valu son surnom de « bocal à poissons ». Aujourd’hui, cette silhouette est indissociable de l’esthétique de la décennie.

Le Renault Avantime a tenté une synthèse audacieuse : le confort d’un monospace et la présentation d’un grand coupé, avec deux portes particulièrement longues. Sa production n’a duré que de 2001 à 2003, ce qui contribue désormais à son attrait auprès des amateurs de véhicules rares. Le Nissan Juke de première génération a choisi une autre voie : ses optiques haut placées ont divisé les opinions, sans empêcher le modèle de rencontrer son public.

Le Honda Element, carré et fonctionnel, visait les utilisateurs actifs qui voulaient un habitacle facile à nettoyer. La première Toyota Mirai affichait, par ses prises d’air et ses découpes, son ambition de voiture à hydrogène. Enfin, la Citroën Ami reprend la géométrie comme signature : ses portes avant et arrière utilisent des pièces proches, montées de manière inversée selon le côté. Ces choix montrent que les voitures au style atypique naissent souvent d’une priorité pratique ou d’une volonté de se distinguer.

Pourquoi ces designs divisent

Une voiture passe par de nombreuses contraintes avant d’arriver en concession. Les designers doivent composer avec le budget, les normes de sécurité, l’aérodynamique, la visibilité et l’espace disponible. Quand une fonction précise domine le cahier des charges, l’équilibre visuel peut en souffrir : la Multipla cherchait six places dans un gabarit compact, tandis que l’Aztek devait intégrer des équipements de loisirs.

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Le travail collectif peut aussi modifier un projet au fil du développement. Un concept séduisant sur une maquette évolue lorsqu’il faut adapter la hauteur du capot, placer les feux selon les règles ou partager une plateforme avec d’autres véhicules. Le résultat final peut perdre une partie de la cohérence initiale, sans qu’un seul choix explique toute sa physionomie.

Les constructeurs automobiles savent aussi qu’un modèle polarisant attire l’attention. Le Nissan Juke a marqué les esprits précisément parce qu’il ne ressemblait pas aux petits SUV concurrents. La Citroën Ami assume, elle aussi, une apparence immédiatement reconnaissable, cohérente avec son statut de quadricycle électrique urbain. Un style clivant peut donc contribuer à l’identité commerciale d’un véhicule, même si les acheteurs ne le trouvent pas beau.

Pour notre fil conducteur, imaginons Léa, qui cherche une voiture familiale d’occasion : elle peut écarter la Multipla au premier regard, puis découvrir que ses six sièges répondent exactement à son besoin. C’est là que l’histoire de l’automobile rappelle une règle simple : le design ne se juge pas séparément de l’usage.

Des voitures moches devenues cultes

Le regard change avec le temps. La Multipla, d’abord souvent tournée en dérision, est aujourd’hui admirée par des passionnés pour son audace et son aménagement. Son dessin ne ressemble à aucun autre monospace de série : cette singularité, qui a pu freiner certains acheteurs neufs, constitue maintenant une part de son intérêt patrimonial.

L’Aztek a bénéficié de l’effet de la culture populaire grâce à Breaking Bad. L’AMC Pacer, de son côté, évoque immédiatement les années 1970 et apparaît régulièrement dans des références au cinéma et à la musique. Quant à la Reliant Robin, elle a nourri des émissions automobiles et des clubs de passionnés qui apprécient son histoire autant que sa mécanique simple.

La revente d’un modèle au style contesté dépend de son état, de sa rareté et de la disponibilité des pièces, pas seulement de sa réputation. Avant un achat, nous vous conseillons de vérifier l’historique d’entretien, le contrôle technique, la corrosion et le fonctionnement des équipements. Une voiture bon marché peut vite coûter cher si des réparations importantes ont été négligées.

En 2026, les modèles récents comme l’Ami continuent de montrer qu’une silhouette atypique peut trouver son public lorsqu’elle répond à un usage clair. Ces voitures les plus moches ne sont donc pas toutes des erreurs : certaines sont des compromis audacieux, d’autres des curiosités devenues recherchées. Leur place dans les voitures cultes tient souvent à ce mélange de fonction, de personnalité et d’histoire.

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